Kevork Nalbandian, compositeur de l’hymne national de l’Ethiopie

Kevork Nalbandian, compositeur de l’hymne national de l’Ethiopie

Son parcours

Originaire d’Aïntab (Gaziantep, au sud de l’actuelle Turquie), Kevork Nalbandian était un orphelin du génocide des Arméniens. Après 1915, il s’était installé en Ethiopie où l’empereur Haïlé Sélassié Ier lui confia la tâche de composer l’hymne national. Il fut par la suite propulsé à la tête de l’orchestre national royal, qui eut le privilège de jouer le premier l’hymne éthiopien. Cet orchestre était composé d’orphelins du génocide des Arméniens venus de Jérusalem.

Reconnu pour ses talents de musicien par l’empereur Sélassié, Nalbandian fut nommé directeur du chœur des orphelins, connu sous le nom de « 40 enfants » (orphelins) ou « Arba Lijoch » en amharique. Impressionné par leurs prestations, l’empereur Sélassié convainquit le Patriarche arménien de Jérusalem de laisser les enfants partir en Ethiopie. Une fois sur place, ils furent entraînés par Nalbandian, à qui il fut demandé par la suite de composer l’hymne national : « Teferi Marsh, Ethiopia Hoy » (« Ô Éthiopie, sois heureuse »). À la tête d’« Arba Lijoch », Nalbandian a joué l’hymne en public pour la toute première fois lors du couronnement de l’empereur Sélassié le 2 novembre 1930.

Nalbandian a composé plus de 50 chansons éthiopiennes, la plupart dédiées à l'empereur. On lui doit également la fondation du théâtre d'Addis-Abeba. 

 

Fait marquant

Nalbandian est reconnu pour son rôle dans la modernisation de la musique éthiopienne et dans la formation de la nouvelle génération des musiciens. On lui doit entre autres la création d’une variante distincte de jazz appelée Éthio-jazz. C’est son neveu, Nersès , qui l’a développée et faite connaître.

 

Pour en savoir plus

TEZETA: The Ethiopian Armenians

In the Company of Emperors: The Story of Ethiopian Armenians