Partenariat pour le changement

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La deuxième session des Dialogues Aurora 2018 de Berlin, qui a réuni des activistes et des organisations humanitaires du monde entier, s'est déroulée le 12 décembre. Elle a débuté par une allocution de Michael Werz, chercheur principal au Center for American Progress. Katrine Camilleri, directrice du service jésuite pour les réfugiés à Malte ; Saran Kaba Jones, PDG et fondatrice de FACE Africa; Sunitha Krishnan, Humanitaire Aurora 2018, et Christopher Lockyear, secrétaire général de Médecins Sans Frontières International, ont pris part à la discussion intitulée Partenariat pour le changement et animée par Dorothee Nolte, rédactrice en chef de Der Tagesspiegel, qui a présenté les intervenants.
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La deuxième session des Dialogues Aurora 2018 de Berlin, qui a réuni des activistes et des organisations humanitaires du monde entier, s'est déroulée le 12 décembre. Elle a débuté par une allocution de Michael Werz, chercheur principal au Center for American Progress. Katrine Camilleri, directrice du service jésuite pour les réfugiés à Malte ; Saran Kaba Jones, PDG et fondatrice de FACE Africa; Sunitha Krishnan, Humanitaire Aurora 2018, et Christopher Lockyear, secrétaire général de Médecins Sans Frontières International, ont pris part à la discussion intitulée Partenariat pour le changement et animée par Dorothee Nolte, rédactrice en chef de Der Tagesspiegel, qui a présenté les intervenants.
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Sunitha Krishnan, cofondatrice de Prajwala et Humanitaire Aurora 2018, a parlé de son expérience personnelle traumatisante comme étant la force motrice de son désir d'aider les autres. « Dans cet espace je vois le pire de l’humanité et j’essaie de créer de l’espoir, du moins un sentiment de dignité rétablie - c’est ce que je fais. Au cours de ces 25 dernières années, j'ai retiré environ 20 000 femmes et enfants de la prostitution et de l'esclavage sexuel », a-t-elle dit.

Saran Kaba Jones, PDG et fondatrice de FACE Africa, et Richard von Weizsäcker Fellow, ont souligné le fait que parfois les bonnes intentions ne suffisent pas pour résoudre une crise, surtout si on n’a pas encore une expérience directe du travail sur le terrain. «C’est une chose d’avoir cette idée de vouloir régler les problèmes sociaux à des milliers de kilomètres de distance. Quand j’ai été sur le terrain, j’ai réalisé que l’éducation était le moindre des problèmes du Libéria. Il y avait tellement de problèmes concurrents », a-t-elle rappelée.

Katrine Camilleri, directrice du Service Jésuite des Réfugiés à Malte et lauréate 2014/2015 du Prix de la dignité humaine Roland Berger, a expliqué ce qui l'avait motivée à aider les personnes qui venaient à Malte bien avant le début de la crise mondiale des réfugiés. «Je voulais en quelque sorte saisir cette occasion pour défendre des personnes qui semblaient invisibles et sans voix et qui étaient davantage perçues comme un objet de charité qu’un être humain», a-t-elle souligné.

Christopher Lockyear, secrétaire général de Médecins Sans Frontières (MSF) International, a souligné les défis auxquels font face les organisations humanitaires dans leur combat pour venir en aide aux populations démunies. «Lorsque vous avez une grande structure, une grande organisation - et que 40 000 personnes travaillent actuellement avec vous - vous entrevoyez votre propre vie en tant qu'organisation et vos intérêts organisationnels et institutionnels entrent en ligne de compte dans votre prise de décision. Je pense que nous sommes parvenus à garder les gens, les patients, les personnes en crise, au centre de nos décisions », a-t-il déclaré.

Vous pouvez visionner la vidéo complète avec la discussion ci-dessous (en anglais).

 

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Deuxième session des Dialogues Aurora 2018 à Berlin.
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