Andranik Ozanian, célèbre chef militaire

Andranik Ozanian, célèbre chef militaire

“Toute ma vie, je n’ai jamais pensé à mon propre plaisir ou mon bien-être. Je n’ai de cesse poursuivi qu’une seule chose et eu qu’un seul objectif : la liberté et le bien-être de mon peuple »

Qui était-il

Andranik Ozanian, ou simplement “général Andranik” pour les Arméniens, était un héros national arménien, glorifié par ses compatriotes et respecté par ses adversaires. Ses exploits au combat au crépuscule de l’Empire ottoman, sont le reflet de quelques cas de résistance armée arménienne contre les violences turque et kurde, avant et après le génocide.

En 1914, lorsqu’éclate la première guerre mondiale, Andranik apporta sa contribution à l’organisation de volontaires arméniens dont il prit le commandement sur le front persan. Il sera l’artisan de la déroute de l’officier turc Khalil Pacha qui effectuait la retraite précipitée de ses troupes.
Mais survient les heures graves et tragiques de 1915. Le génocide du peuple arménien toucha le général au plus profond de son âme. Seul son attachement et son amour de la patrie le sauvèrent de la folie. Il rentra en Arménie fraîchement indépendante pour défendre les Arméniens d’Artsakh à l’est et ceux de Zangézour au sud. C’est grâce à lui et à Garéguine Njdeh, que les Arméniens de ces régions purent être protégés face à l’agresseur azéri. 

En 1919, il se rendit aux États-Unis pour collecter des fonds pour les survivants du génocide et les réfugiés de guerre arméniens. Il put collecter ainsi 500 000 dollars, une somme qui représente un peu moins de 7 million de dollars d’aujourd’hui. Peu après, il s’installa définitivement aux États-Unis, à Fresno, une ville à forte concentration arménienne.

Il est mort en Californie, mais des commémorations furent organisées par des communautés arméniennes dans le monde entier. Enterré au cimetière parisien du Père Lachaise, sa dépouille fut transférée en 2000 à Yerablur, le cimetière militaire situé sur les hauteurs d'Erevan en Arménie.  Aujourd’hui, un monument en sa mémoire a été érigé au-dessus de sa tombe, sur lequel on lit : « Général des Arméniens ».

 

Fait intéressant

Une bande dessinée relatant les exploits d’Andranik fut publiée dans le quotidien New York Journal-American en 1920.

 

Pour aller plus loin

The Battle of Holy Apostles Monastery